Dimanche, c'est la fête des mères.
L'occasion de réfléchir un peu à la transmission. À ceux qui, souvent sans le savoir, façonnent nos goûts, nos habitudes et nos petites obsessions.
Pourquoi je ne porte pas de claquettes-chaussettes ? Pourquoi les bananes, je les mange et ne les porte pas ? Pourquoi le noir est banni à la maison, au grand désespoir de mon ado ?
Dans cette histoire de famille, mon père est probablement un personnage central. Il a été « une mère comme les autres » quand j'étais petite. Il m'a aussi transmis son humour, son franc-parler et, il y a 7 ans, son bébé, avec tous les codes qui vont avec. Chez Victoire, on dit « Bonjour madame » tout court, on n'ajoute jamais le nom de famille ! On ne dit pas « au plaisir » ou « bon courage », on préfère le « à très bientôt »... Simple, sincère, élégant.
Il y a les femmes de ma vie aussi. Celles qui m'ont appris à aimer les jolies choses. Le vieux linge brodé, l'argenterie pour les repas de tous les jours, les draps en lin lavés, les grandes tablées de copains, le brownie familial...
C'est tout cet héritage-là que l'on retrouve dans notre capsule « Le trousseau ».
Des broderies inspirées des serviettes de table de ma grand-mère ou des chemises de nuit chinées de ma maman. Un lin lavé souple et léger, teint et blanchi par le soleil. Des volants comme un jabot réinventé. Un t-shirt et une sortie de bain en nid d'abeille comme au château... Version Sofia Coppola plutôt que Jane Austen.
Bonne fête à toutes les mamans et particulièrement à la mienne qui me lit chaque week-end avec assiduité sans jamais manquer de me signaler les petites fautes d’orthographe disséminées par ci-par làs. Pour toi maman…
Bon week-end,
Camille
PS : Sinner aura sûrement le temps de passer chez Victoire homme ce week-end. On lui apprendra alors à supporter les fortes chaleurs sur le court en troquant son polo en polyester pour un joli lin blanc : léger, frais, respirant et chic.
Tout simplement.