Braver la bravade

Braver la bravade

Je suis cette semaine à Saint-Tropez où le soleil brille et les oiseaux chantent, mais pas que... Tout le village est en effervescence et s'apprête, comme chaque année, à fêter « la Bravade » : 3 jours de fiesta populaire en rouge et blanc.

Tout commence le samedi matin avec « la petite Bravade », devant la mairie. Le capitaine de la ville, une sorte de maire de la fête (on adore l’idée) ouvre solennellement les festivités.

S’enchaînent alors messes, processions, défilés et tonnerre de coups de fusil.

Dimanche matin, quatre Italiens venus de Pise portent la statue de Saint-Tropez jusqu’à l’Église. Car, oui, Tropez était italien. D’après la légende, après son exécution à Pise (sombre histoire de guerre de religion), il fut placé dans une barque avec un chien et un coq. L’embarcation dériva jusqu’aux côtes provençales et arriva dans le village qui prendra son nom. 

Mais revenons à nos canons…

L’après-midi, place à « la grande Bravade ». Les bravadeurs rendent hommage aux marins, aux sauveteurs et aux pompiers, de la croix de fer jusqu’au couvent. La foule est en liesse… à part les boulistes, contraints d’abandonner leur chère Place des Lices, au profit d’une fête foraine géante et autres vendeurs de chichi.

Pour les touristes, cela ressemble un peu au bal du 14 juillet sans le bleu, mais pour les Tropéziens, ça veut dire beaucoup plus. L’occasion de se retrouver entre eux, de transmettre les traditions, de remercier le saint patron… avant que le village ne devienne le théâtre de toutes les folies estivales.

Bon week-end,
Camille

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